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Ingénieur

Les métiers d'ingénieurs restent motivants. Les nouveaux défis du développement durable et du rôle de l'industrie pour l'économie et pour l'emploi changent-ils la donne pour les ingénieurs ? Le sens du travail et sa finalité, le pourquoi des projets dans la société restent-il des ressorts profonds du métier d'ingénieur.

Les ingénieurs ressentent la dégradation de leur métier, dans les administrations et les collectivités comme dans les entreprises : manque de reconnaissance de leur travail, critères scientifiques et techniques mal valorisé dans les carrières, primauté d'objectifs financiers, pression à la réduction des emplois et des coûts, charges de travail excessives,  fragilisation de l'emploi.

Les réseaux d'associations professionnelles marque le mode d'organisation des ingénieurs. Le corporatisme est fortement présent. Cela suffit-il à répondre aux défis d'aujourd'hui ? Le syndicalisme, en particulier CGT des ingénieurs a une présence ancienne.  Une place nouvelle est-elle à construire pour la CGT des Cadres et Techniciens ?


SOMMAIRE

Qu'est-ce qu'un ingénieur ?

Quelle place et quel rôle de l'ingénieur dans l'entreprise ou le service public ?

Le recrutement est en cause

Des revendications

Le syndicalisme des ingénieurs en question

 


Qu'est-ce qu'un ingénieur ?

Vaste sujet de débat...

« Des préoccupations plus actuelles deviennent un nouveau prisme pour l’étude des ingénieurs : l’émergence de la problématique de l’éthique rejoint les interrogations sur le rapport au progrès et aux risques technologiques, et s’inscrit même aujourd'hui dans la thématique large du « développement durable ». De la même manière, l'éclatement des formations et leur croissance réinterrogent sous un nouveau jour la structuration de ce champ, alors même que la question de la mondialisation pose celle de l'internationalisation et de la circulation des modèles de formation, et ce dès l'origine. » (Antoine Derouet – colloque « Un ingénieur, des ingénieurs : expansion ou fragmentation ? » en octobre 2011),  « Un ingénieur est un professionnel exerçant des activités de conception, d'innovation et de direction de projets, de réalisation et de mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services impliquant la résolution de problèmes techniques complexes. Ces responsabilités supposent alors un ensemble de connaissances techniques d'une part, économiques, sociales, environnementales et humaines d'autre part, reposant sur une solide culture scientifique. »

En France, l'ingénieur se définit fortement par son diplôme, mais aussi par les examens professionnels de la Fonction Publique. La commission des titres d'ingénieurs , créée en 1936 habilite et inspecte 860 formations environ. Les classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles comptent 50 000 étudiants. Le système se diversifie : formations d'ingénieurs au sein des universités, ou en apprentissage. La moitié des 30000 élèves ingénieurs ne sont pas passés par les classes prépas et les grands concours, et viennent de l'université, de BTS, etc.. Les grandes écoles prestigieuses, ayant vocation à former notamment des cadres dirigeants et à alimenter les grands corps de l’État ne représentent pas loin s'en faut tous les ingénieurs.


Quelle place et quel rôle de l'ingénieur dans l'entreprise ou le service public ?

Le métier d'ingénieur se projette sur le moyen terme, s'accommode mal d'une vision au jour le jour. Un projet industriel, que ce soit une centrale nucléaire, un avion, une voiture, comme un projet d'aménagement se conçoit pour des années, et concerne des produits à longue durée de vie.

Un emploi d'ingénieur dans une entreprise doit être assez pérenne pour permettre la formation, l'appropriation du projet, et la mise en œuvre des connaissances et savoir-faire.

Ingénieur ou manager, ingénieur ou expert ? La question a-t-elle un sens ? Un ingénieur est un cadre et fait, d'une manière ou d'une autre du management, que ce soit dans des fonctions transversales ou hiérarchique. C'est aussi un expert qui contribue à la décision. Mais ce qui est fortement en débat, c'est certainement la relation entre technicité, et stratégie de l'entreprise, de l’État ou de la collectivité. De quel poids peuvent peser aujourd'hui les ingénieurs ? Sont-ils entendus ? Quelles relations avec les priorités éventuelles des actionnaires des entreprises, ou de réduction des coûts et des effectifs des administrations ?

Les enjeux de la réindustrialisation, les enjeux énergétiques, liés au réchauffement climatique, d'économie de matière et d'énergie dans les processus, d'aménagement, de redéfinition des modes de vie sous-jacents, les processus de développement en cours dans le monde, et les retards,  les avancées scientifiques qui permettent d'envisager de nouvelles solutions impliquent beaucoup de travail d'ingénieur, précisément au carrefour de  la maîtrise scientifique et technique, de la capacité à prendre en compte les dimensions sociales et économiques et de la capacité à intervenir dans le débat public. De quoi pointer des contradictions. En tout cas le métier d'ingénieur revient fortement dans l'actualité.

Les services publics et les entreprises françaises seront elles capable de maîtriser ces évolutions, ou se contenteront-elles de quelques créneaux juteux, qui attireront les meilleurs ingénieurs ?

 

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Des métiers d'ingénieurs déstabilisés ?

Le recrutement des ingénieurs en difficulté

D'aucun estiment à une dizaine de milliers le déficit de la France en formation annuelle des ingénieurs (Christian Lerminiaux président des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs dans le Figaro, le 7/10/2011). Les écoles disent avoir le potentiel pour former plus d'ingénieurs. La désaffection pour les études scientifiques supérieures est souvent évoquée, avec l'appel à divers plans de communication en corollaire.

La dévalorisation des emplois est inquiétante. un ingénieur débute à 1,16 fois le SMIC sans les primes dans la Fonction Publique,les jeunes sortis d écoles, même prestigieuses, peuvent connaître une période de précarité. L'emploi des ingénieurs devient nettement dépendant de la conjoncture, l'augmentation des salaires dans le privé souffre de l'attentisme des entreprises.

 

Le management est en cause

Certains, comme Serge Tchuruk, ont prôné l'entreprise sans usines. Victoire du management sur la technicité et la production ? Aujourd'hui on constate en partie des mouvements inverses, des relocalisations. De fait, compte tenu des coûts de formation et de prise de poste, et de la durée sur le poste ensuite, un ingénieur en Chine  coûte ausssi cher qu'un ingénieur en France avec un salaire trois fois moindre. Les difficultés de la sous-traitance, en particulier des grands système informatiques, et le coût des dysfonctionnements correspondants conduisent des entreprises à redévelopper leur propre service informatique.

Il n'empêche que le management des entreprises ou des administrations continuent de privilégier les critères d'exercice du management sur la technicité, pour le déroulement de carrière, malgré des intentions affichées de revaloriser les carrières d'experts. De fait, les choix stratégiques, dans les entreprises comme dans les administrations, ont échappé aux ingénieurs et pas seulement en terme de place des ingénieurs dans l'organigramme. C'est le savoir faire technique, et le métier d'ingénieur qui sont dévalorisés par rapport aux logiques de gestion financières

Dans le même temps le métier lui-même connaît à la fois les difficultés du métier de cadre, notamment les charges de travail excessives, la perte de sens face aux exigences financières, et la « robotisation » des tâches d'ingénieurs du fait de la parcellisation des projets de développement, de la formalisation des échanges entre collègues, de l'omniprésence de la communication électronique.

Quoi d'étonnant alors que la rigueur scientifique, et les contraintes d'un métier confronté à la réalité matérielle des projets, ou de la production séduisent moins, et que des futurs ingénieurs des ponts, polytechniciens, choisissent en cours de scolarité l'aventure du métier de trader pour y valoriser leurs connaissances mathématiques, en abandonnant diplôme et fonction publique ? A l'autre bout du monde, l'Inde forme 350000 « engeeners » par an. Pas tous des ingénieurs au sens français, certes.

Quelle ré-industrialisation quand les services publics de l’État se désengage de l'intervention opérationnelle pour le développement, l'innovation, la recherche, le soutien réel aux entreprises, et privilégient l'intervention financière ?

 

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Des revendications

Des moyens pour bien travailler :

Le métier d'ingénieur ne supporte pas les approximations : le résultat du travail est matériel, confronté à la réalité du monde. Un des aspects sensible du métier est de savoir jusqu'où aller dans les contrôles et quel degré de qualité être capable de garantir, en restant dans une réalité économique acceptable.. Il faut être en mesure d'apprécier le risque, pouvoir en discuter, avoir une véritable appréhension de la finalité du travail et le contact avec les utilisateurs..

 

Temps et charge de travail ont une importance stratégique pour les ingénieurs :

>> COMPTABILISER TOUTES LES HEURES SUPPLÉMENTAIRES pour paiement ou récupération,  dendécompter toutes les heures effectuées quel que soit le type de forfait.

    >> ALLÉGER LES CHARGES DE TRAVAIL et les évaluer collectivement.

      >> CONCILIER ÉQUITABLEMENT VIE PRIVÉE ET VIE PROFESSIONNELLE.


        La responsabilité sociale est un enjeu permanent qui donne toute sa validité à la charte de l'encadrement revendiquée par l'UGICT

        >> GARANTIR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION, notamment lors des réunions professionnelles. Les discussions collectives sur l’organisation du travail et la marche de l’entreprise doivent permettre l’expression des potentialités de création de chacun.

          >> ELABORER COLLECTIVEMENT LES OBJECTIFS. Ils doivent s’accompagner d’une discussion sur les incidences prévisibles et sur les moyens nécessaires. Tout entretien d’évaluation doit être assorti de garanties (transparence, possibilité de recours) et prendre en compte la dimension collective  du travail et son organisation (ou évolution d’organisation).

            >> PRÉPARER L’ENTRETIEN PROFESSIONNEL AU SEIN DU COLLECTIF DE TRAVAIL. Les moyens mis à disposition par l’employeur doivent être discutés. L’évaluation du travail ne doit pas se faire sans une base de critères objectifs et transparents.

              >> TENIR COMPTE DANS LES ÉVALUATIONS DE LA DIMENSION COLLECTIVE DU TRAVAIL DU CADRE et reconnaître l’apport individuel dans ce contexte.

                >> IMPOSER L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE ENTRE FEMMES ET HOMMES. Toute discrimination, qu’elle se rapporte au salaire, à la reconnaissance des diplômes ou qualifications,  à l’accès aux fonctions, au déroulement de carrière, ou à tout autre élément constitutif des responsabilités professionnelles doit être interdite. Des négociations spécifiques doivent s’ouvrir sur l’égalité professionnelle hommes-femmes.

                   

                  Revaloriser la technicité dans les choix stratégiques des entreprises, et replacer  le choix technique à tous les niveaux de décision :

                  >> DÉVELOPPER LA TRANSPARENCE DES DÉCISIONS en renforçant l’information et la consultation des salariés et de leurs représentants, y compris ceux des entreprises sous-traitantes.

                    >> FAVORISER LE DROIT D’ALERTE, DE PROPOSITIONS ALTERNATIVES aux choix stratégiques, consolidant la citoyenneté dans l’entreprise et l’exercice des libertés syndicales.

                      >> OBTENIR LA PARTICIPATION DES SALARIES avec voix délibérative dans les instances de direction et un droit suspensif sur les grandes questions concernant l’emploi dans l’entreprise.

                        >> DÉFINIR DES PLANS D’ACTIONS SUR LES ENJEUX PRIORITAIRES DE LA RSE, avec suivi et indicateurs, sur la base d’accords négociés avec les organisations syndicales de groupe.

                          Revaloriser l'ingénieur comme cadre et détenteur de technicité, et repenser les déroulement de carrière dans ce sens. Il y a des dérives ressenties vers le concept de « gestionnaire à culture scientifique et technique » qui ne valoriserait l'ingénieur que comme cadre sachant poser et résoudre les problèmes de management du fait de sa culture d'ingénieur. N'est-ce pas un grave appauvrissement du métier d'ingénieur. Aujourd'hui un ingénieur qui veut progresser doit « abandonner » sa technicité pour devenir gestionnaire , et implicitement abandonner un mode de travail orienté par la production réelle, l'utilité, l'humain  pour adopter le point de vue de la gestion financière. Un ingénieur dans un poste de cadre doit être reconnu dans sa technicité et celle-ci doit être valorisé. D'autre part un ingénieur qui devient gestionnaire abandonne aussi toute idée de refaire de la technique plus tard. Ne serait-il pas profitable que des ingénieurs puissent valoriser une expérience de gestion dans le développement de projet technique.


                          D'où l'importance de formations continues, dans ce sens : Revaloriser la technicité, c'est également donner des possibilités élargies aux techniciens de devenir ingénieurs

                          >> FACILITER L’INSERTION PROFESSIONNELLE lors de l’exercice d’un premier (ou nouvel) emploi en l’accompagnant de dispositions et/ou de formation.

                            >> FAIRE DE LA VAE UN SUPPORT DE RECONNAISSANCE D’UN DROIT INDIVIDUEL opposable à l’employeur garanti par le statut/la convention collective. Ce droit doit s’appliquer dans le cadre de procédures collectives au sein des instances représentatives.

                              >> CONSACRER AU MOINS 10 % DES HEURES TRAVAILLÉES À LA FORMATION PROFESSIONNELLE accessible sur le temps de travail et pour tous les salariés.

                                >> PRENDRE EN COMPTE LA FORMATION DANS LE CALCUL DE NOS CHARGES DE TRAVAIL et accorder des moyens pour que nous puissions accéder aux formations qui nous sont nécessaires.

                                  >> CONSTRUIRE UNE VÉRITABLE GESTION PRÉVISIONNELLE QUANTITATIVE ET QUALITATIVE, fondée sur l’évolution des besoins sociaux, actant le développement des qualifications et anticipant sur les besoins futurs.

                                     

                                    Revaloriser les rémunérations

                                    Les diplômes d'ingénieurs sont de fait à l'heure actuelle assez bien protégés. Néanmoins, il existe des motifs d'inquiétude comme la sous-rémunération des ingénieurs de la fonction publique, la tendance à étendre la précarité du premier emploi aux jeunes ingénieurs, la précarité des chercheurs, et la pression de la crise, qui pèse sur les salaires des ingénieurs. On peut se demander aussi si le manque d'ingénieurs ne va pas pousser à faire faire une partie des fonctions d'ingénieurs par des techniciens, sans les payer en conséquence et dévaloriser d'une autre façon le métier d'ingénieur dans le sens des « engeeners » anglo-saxons.


                                    L'UGICT-CGT revendique des garanties fortes dans sa charte de l'encadrement :

                                    >> RECONNAÎTRE LES DIPLÔMES ET LES FORMATIONS, dès le premier emploi, par une grille de salaire d’embauche avec des seuils correspondant aux différents niveaux de qualification(*).

                                      >> METTRE EN PLACE DE VÉRITABLES COMMISSIONS PARITAIRES DE CARRIÈRE dans les entreprises, pour évaluer collectivement l’ensemble des éléments de la qualification.

                                        >> ETABLIR UNE GRILLE DE CLASSIFICATION SALARIALE qui traduise la progression de notre qualification.

                                          >> DÉFINIR CLAIREMENT LES CONDITIONS D’ACCÈS ET D’EXERCICE DE CHAQUE FONCTION et les communiquer à tous.

                                            >> ASSURER L’ÉQUITÉ ET LA TRANSPARENCE pour faire échec à l’arbitraire, sous toutes ses formes, dans les évolutions de carrière de chacun.

                                              >> PRENDRE EN COMPTE TOUS LES CADRES DANS LES NÉGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES.

                                                Comme les autres salariés, ils doivent bénéficier d’augmentations générales. Sur la base de la revendication CGT d’un SMIC à 1 700 € brut/mois. Pour un Bac + 2 : 1,6 fois SMIC ; Bac + 3/4 : 1,8 fois SMIC ; Bac + 5 : 2 fois SMIC ; Bac + 7/8 : 2,3 fois SMIC.
                                                Aucun cadre ne doit être embauché en dessous du plafond de la Sécurité sociale, soit 2 859 € brut/mois au 1er janvier 2009.
                                                Charte de l'encadrement, construction de garanties pour pouvoir participer aux décisions, reconnaissance de la responsabilité sociale.
                                                Reconnaissance professionnelle, à partir d'une grille de salaire reconnaissant les bac+5 à au moins 2 fois le SMIC en début de carrière

                                                  >> La CGT revendique la sécurité sociale professionnelle et la transférabilité des droits du salarié d'une entreprise à l'autre.

                                                    >> De fait la mobilité est un paramètre important de la carrière d'ingénieur et doit être un droit garanti.

                                                      >> Sécurité sociale professionnelle permettant de conserver les acquis professionnels d'une entreprise à l'autre.

                                                        >> La CGT revendique le droit à la retraite à 60 ans à taux plein et reconnaissance des années d'études pour le nombre d'annuités

                                                           

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                                                          Le syndicalisme des ingénieurs en question

                                                          Le syndicalisme des ingénieurs est marqué par le corporatisme : grands syndicats corporatistes et pour certain jouant aussi le rôle d'association, et regroupant donc aussi des patrons et même des grands patrons sur la base du diplôme de l'école, réseau dense d'associations...le monde des ingénieurs n'est sans doute pas sous organisés.

                                                           

                                                          La CGT y est présente depuis longtemps avec l'UNICA, dès les années 30. Il n'est pas improblable que cette présence syndicale aie conduit les ingénieurs à choisir de siéger du côté des salariés dans les discussions avec les employeurs à cette époque, et contribué à empêcher la formation d'un ordre professionnel des ingénieurs. L'UGICT-CGT n'a jamais cessé de syndiquer des ingénieurs, notamment dans des branches emblématiques comme l'énergie.

                                                           

                                                          L'UGICT-CGT fait place depuis toujours aux ingénieurs, qui y exercent comme d'autres cadres et techniciens, les premières responsabilités. Le pôle cadre de l'UGICT-CGT fait sa place aux ingénieurs pour développer leurs revendications. Des union fédérales professionnelles et des syndicats constituent des collectifs d'ingénieurs.

                                                          Les ingénieurs sont confronté aujourd'hui à des enjeux qui demandent de dépasser le corporatisme, et d'agir avec les autres salariés pour au fond défendre l'entreprise et son utilité sociale. Il est souhaitable que des ingénieurs en plus grand nombre rejoignent le syndicat qui défend ces valeurs et qui est la référence syndicale de la majorité des salariés.


                                                           

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