Tentative de vol des Congés par l'entreprise : "C'est illégal certes, mais nous n'avons pas le temps !"
La direction d'Air France, probablement grisée par l'arrivée de notre nouveau Président Directeur Général, se lance dans une opération périlleuse de dénonciation. Périlleuse, tout d'abord puisqu'elle s'attaque sans complexe à nos acquis sociaux au risque de déclencher un conflit majeur, mais aussi périlleuse puisque la tentative de passage en force sur les congés est tout simplement illégale. Et, oui nous avons un accord d'entreprise qui, s'il est dénoncé, s'appliquera encore pendant 12 mois et imposera 3 mois pour renégocier ...
SERVICE GARANTI : Un projet de loi bête, méchant et inefficace !
Le gouvernement, à quelques mois de l'élection présidentielle, décide de passer en force l'instauration d'un "service garanti", inspiré du service minimum instauré dans les transports urbains.
Si ce projet aboutit, chaque salarié devra individuellement se déclarer auprès de sa hiérarchie 48 heures avant le début du mouvement de grève....
Nous appelons l'ensemble des salariés d'Air France à un mouvement de grève du lundi 6 février au Jeudi 9 février 2012.
Droit de grève : Le gouvernement s’entête, l’heure est à la mobilisation
Cinq ans après la loi dite du « service minimum », l’UMP et le gouvernement s’attaquent de nouveau au droit de grève des salariés du Transport. Après l’annonce d’un passage en force avant hier en déclarant la procédure d’urgence, hier soir dans une séance où la majorité parlementaire a démontré tout le mépris qu’elle avait pour ces derniers, un nouveau texte a été adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale.
Ce texte, alimenté par les directions d’entreprises, s’il ne concernait au départ que le transport aérien, a vu son périmètre s’élargir. Les députés UMP en ont profité pour modifier la loi d’août 2007 dans les transports publics terrestres en interdisant à chaque salarié de se rétracter plus de 24h après avoir déclaré leur intention de faire grève sous peine, une nouvelle fois, de sanctions. Ainsi un salarié qui avait décidé de faire grève et y renonce pourrait être sanctionné disciplinairement. Cet amendement démontre à quel point tant la loi de 2007 que celle de 2012 n’ont aucune ambition d’améliorer le dialogue social et faire baisser la conflictualité mais bien d’attaquer frontalement une liberté fondamentale pour chaque salarié.