Droit de grève : Le gouvernement s’entête, l’heure est à la mobilisation
Cinq ans après la loi dite du « service minimum », l’UMP et le gouvernement s’attaquent de nouveau au droit de grève des salariés du Transport. Après l’annonce d’un passage en force avant hier en déclarant la procédure d’urgence, hier soir dans une séance où la majorité parlementaire a démontré tout le mépris qu’elle avait pour ces derniers, un nouveau texte a été adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale.
Ce texte, alimenté par les directions d’entreprises, s’il ne concernait au départ que le transport aérien, a vu son périmètre s’élargir. Les députés UMP en ont profité pour modifier la loi d’août 2007 dans les transports publics terrestres en interdisant à chaque salarié de se rétracter plus de 24h après avoir déclaré leur intention de faire grève sous peine, une nouvelle fois, de sanctions. Ainsi un salarié qui avait décidé de faire grève et y renonce pourrait être sanctionné disciplinairement. Cet amendement démontre à quel point tant la loi de 2007 que celle de 2012 n’ont aucune ambition d’améliorer le dialogue social et faire baisser la conflictualité mais bien d’attaquer frontalement une liberté fondamentale pour chaque salarié.
Deux semaines après les annonces de la direction, la colère et l’indignation parcourent les différents secteurs de l’entreprise. Les salariés et leurs acquis sont une fois de plus désignés comme des boulets qui empêchent l’entreprise d’avancer. Ceci est vécu comme insupportable et injuste par les véritables créateurs de richesses au quotidien.
Qui ment ? L’ancienne équipe dirigeante ou la nouvelle ?